La sécurité privée a son propre vocabulaire, fait de sigles et de notions juridiques qui reviennent dans chaque devis et chaque contrat. Ce lexique en donne une définition claire par terme, classée par ordre alphabétique. Quand un mot en appelle un autre, un lien vous y emmène ; quand un sujet mérite mieux qu’une définition, un lien vous mène vers l’article complet.
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A
A3P
L’agent de protection physique des personnes, nom réglementaire de l’agent de protection rapprochée. Il assure la sécurité d’une personne exposée, ce qui exige une formation spécifique et une mention propre sur sa carte professionnelle. Le portrait complet dans qu’est-ce qu’un agent A3P.
Accréditation
Le titre nominatif (badge, bracelet, carte) qui ouvre à son porteur l’accès à certaines zones d’un événement : coulisses, espaces réservés, zones techniques. Les agents la vérifient au contrôle d’accès ; une accréditation sans zones clairement définies ne protège rien. Voir aussi sécuriser les espaces VIP.
Agent cynophile
Un agent de sécurité qui travaille avec un chien, surtout pour la surveillance de sites étendus ou isolés. Cette activité suppose une qualification et une mention propres sur la carte professionnelle, ainsi qu’un chien formé et en règle. Utile notamment en gardiennage de nuit.
Agent d’accueil
Un professionnel chargé de recevoir, orienter et renseigner les visiteurs. S’il ne fait que de l’accueil, il ne relève pas du CNAPS ; dès qu’il filtre les entrées ou surveille le site, il exerce une activité de sécurité et doit être titulaire de la carte professionnelle. La frontière est détaillée dans agent d’accueil ou agent de sécurité.
Agent de sécurité
Le professionnel, salarié d’une entreprise autorisée, qui assure la surveillance humaine d’un site, d’un commerce ou d’un événement, posté ou mobile. Il doit détenir une carte professionnelle en cours de validité et n’a aucun pouvoir de police. Ce que recouvre le métier : nos agents de sécurité.
Agrément dirigeant
L’agrément délivré par le CNAPS aux dirigeants, gérants et associés d’une entreprise de sécurité privée, après vérification de leur moralité et de leur aptitude professionnelle. Il complète l’autorisation d’exercice de l’entreprise : l’une ne va pas sans l’autre.
Analyse de menace
L’évaluation de qui pourrait nuire à une personne ou à un site, comment et dans quel contexte. C’est le point de départ de toute protection rapprochée proportionnée : elle dimensionne le dispositif au lieu de le surdimensionner. La méthode dans l’analyse de menace en protection.
Astreinte
L’organisation qui permet de joindre un responsable et de mobiliser des moyens à tout moment, y compris la nuit, le week-end et les jours fériés. Elle conditionne la réactivité en cas d’intervention sur alarme ou d’absence imprévue d’un agent.
Attestation de vigilance
L’attestation délivrée par l’Urssaf qui prouve qu’une entreprise est à jour de ses déclarations et cotisations sociales. C’est la pièce centrale du devoir de vigilance du donneur d’ordre, à réclamer à la signature puis tous les six mois.
Autorisation d’exercice
Le titre délivré par le CNAPS à une entreprise de sécurité privée pour qu’elle puisse exercer. Son numéro doit figurer sur les devis, contrats et factures, avec la mention légale rappelant que cette autorisation ne confère aucune prérogative de puissance publique. Comment la vérifier : entreprise autorisée CNAPS.
Autorisation préalable
L’autorisation qu’une personne doit obtenir auprès du CNAPS avant d’entrer en formation à un métier de la sécurité privée. Elle filtre en amont les profils incompatibles avec la profession, avant même la demande de carte professionnelle.
B
Briefing
La réunion qui précède la prise de poste : rappel des consignes de poste, répartition des postes, points de vigilance, contacts et procédures d’urgence. Sur un événement, c’est le moment où chaque agent apprend ce qu’on attend précisément de lui. Voir le briefing des agents sur un événement.
C
Cahier des charges
Le document par lequel le client décrit son besoin : sites, horaires, missions, qualifications exigées, niveau de reporting. Plus il est précis, plus les offres sont comparables entre elles. Pour les acheteurs publics : marchés publics de sécurité et cahier des charges.
Carte professionnelle
Le titre individuel délivré par le CNAPS à chaque agent, après enquête de moralité et justification d’une certification reconnue comme le CQP APS. Valable cinq ans, elle est liée à une ou plusieurs activités précises et se renouvelle après un MAC. Détails dans carte professionnelle d’agent : ce que la loi impose.
Classes de feu
La classification des feux selon ce qui brûle : A pour les solides (bois, papier, textile), B pour les liquides et solides liquéfiables, C pour les gaz, D pour les métaux et F pour les huiles et graisses de cuisson. Chaque extincteur est conçu pour certaines classes : utiliser le mauvais peut aggraver la situation.
CNAPS
Le Conseil national des activités privées de sécurité, établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, qui régule le secteur. Il délivre l’autorisation d’exercice, l’agrément dirigeant et la carte professionnelle, contrôle les entreprises et sanctionne les manquements. Ce que vérifient ses contrôleurs : le contrôle du CNAPS.
Code de la sécurité intérieure
Le code qui encadre la sécurité privée. Son livre VI définit les activités réglementées, les conditions pour les exercer et les pouvoirs du CNAPS. C’est la référence à citer dans un contrat de prestation.
Commission de sécurité
L’instance consultative qui contrôle le respect des règles de sécurité incendie dans les ERP, lors de leur ouverture, de travaux et de visites périodiques. Elle rend un avis ; la décision d’ouvrir ou de poursuivre l’exploitation appartient au maire. Comment s’y préparer : préparer le passage de la commission de sécurité.
Consignes de poste
Le document qui décrit précisément ce que l’agent doit faire sur un site donné : missions, horaires, rondes, procédures, contacts d’urgence. Établies avec le client et tenues à jour par le prestataire, elles sont la base du briefing et du contrôle de la qualité.
Contrat de prestation
Le contrat qui lie le client à la société de sécurité : périmètre des missions, moyens, qualifications, prix, pénalités, durée et conditions de résiliation. Il doit mentionner l’autorisation d’exercice du prestataire et encadrer la sous-traitance. Les clauses à surveiller : contrat de prestation de sécurité.
Contrôle d’accès
La vérification que seules les personnes et les véhicules autorisés entrent sur un site ou dans une zone. Il peut être humain, technique (badges, lecteurs) ou mixte, et se renforce en filtrage lors des événements. Voir le contrôle d’accès en entreprise.
Convention collective
La convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité, qui s’applique aux salariés du secteur. Elle fixe notamment les classifications, les minima de salaire et les règles de reprise d’une partie du personnel en cas de changement de prestataire. L’essentiel dans la convention collective prévention-sécurité.
CQP APS
Le certificat de qualification professionnelle d’agent de prévention et de sécurité, créé par la branche. Avec le titre professionnel d’agent de sûreté et de sécurité privée, c’est l’une des certifications qui ouvrent l’accès à la carte professionnelle pour la surveillance humaine. Les parcours dans la formation des agents de sécurité.
D
Debriefing
Le retour d’expérience organisé après une mission ou un événement : ce qui a fonctionné, les incidents, les écarts avec le dispositif prévu et les corrections à apporter. Il s’appuie sur la main courante et nourrit le dispositif suivant. Voir le debriefing sécurité après un événement.
Démarque inconnue
L’écart entre le stock théorique et le stock réel d’un commerce, que l’on ne sait pas expliquer : vols externes, vols internes, erreurs administratives, casse. La présence d’agents agit surtout sur la part liée au vol à l’étalage. Les leviers dans prévenir la démarque inconnue.
Désescalade
L’ensemble des techniques de communication qui visent à faire baisser la tension d’une situation conflictuelle sans recourir à la force : posture, ton, choix des mots, sortie honorable laissée à l’interlocuteur. C’est la compétence première d’un agent au contact du public. Voir désescalade et gestion des conflits.
Devoir de vigilance
Plus exactement l’obligation de vigilance du code du travail : pour tout contrat à partir de 5 000 € HT, le donneur d’ordre doit vérifier que son prestataire est en règle, en obtenant notamment une attestation de vigilance à la signature puis tous les six mois. À défaut, il peut être tenu solidairement en cas de travail dissimulé. À ne pas confondre avec le devoir de vigilance des grandes entreprises. Voir les obligations du donneur d’ordre.
Donneur d’ordre
L’entreprise, la collectivité ou l’organisateur qui commande la prestation de sécurité. Il doit vérifier le prestataire, respecter le devoir de vigilance et coordonner la prévention des risques, sans diriger lui-même les agents (sous peine de prêt de main-d’œuvre illicite).
E
EAS
L’espace d’attente sécurisé : une zone protégée des fumées et des flammes où des personnes qui ne peuvent pas emprunter les escaliers attendent l’arrivée des secours. Il fait partie de la stratégie d’évacuation des personnes à mobilité réduite dans les bâtiments qui en sont dotés. Voir l’évacuation des personnes à mobilité réduite.
ERP
L’établissement recevant du public : commerce, salle de spectacle, hôtel, établissement de santé… Chaque ERP est classé par type (selon son activité) et par catégorie (de 1 à 5, selon l’effectif reçu), ce qui détermine ses obligations de sécurité incendie, dont la présence éventuelle d’agents SSIAP. Le détail dans les obligations de sécurité incendie d’un ERP.
Évacuation
La mise à l’abri organisée des occupants d’un bâtiment en cas d’alarme : signal, cheminement balisé, guides et serre-files, point de rassemblement, comptage. Elle se prépare par un plan d’évacuation et se rode par des exercices réguliers. Voir organiser un exercice d’évacuation.
Extincteur
L’appareil de première intervention qui permet d’éteindre un début d’incendie. Il en existe plusieurs types (eau pulvérisée, CO2, poudre…), chacun adapté à certaines classes de feu, et ils doivent être vérifiés régulièrement par un technicien compétent. Les bases dans les extincteurs : l’essentiel.
F
Filtrage
La version renforcée du contrôle d’accès, courante à l’entrée des événements : vérification des billets ou accréditations, inspection visuelle des sacs et, dans les cas prévus par la loi, palpation de sécurité. Voir filtrage et contrôle d’accès sur un événement.
Flagrant délit
Une infraction qui est en train de se commettre ou vient de se commettre. L’article 73 du code de procédure pénale permet à toute personne, donc à un agent de sécurité, d’appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant puni d’emprisonnement pour le conduire devant l’OPJ le plus proche, en prévenant immédiatement les forces de l’ordre. Ce n’est ni une garde à vue ni un droit de fouille.
Flux
Les mouvements de personnes dans un lieu : arrivées, circulations, sorties, évacuation. Les gérer, c’est anticiper les goulets d’étranglement, séparer les flux qui se croisent et adapter le nombre de points d’entrée à la jauge. La méthode dans gérer les flux de personnes sur un événement ; notre offre : sécurité événementielle.
Fouille
La fouille corporelle est interdite aux agents de sécurité privée : elle est réservée aux officiers de police judiciaire. Pour les bagages, l’agent peut procéder à une inspection visuelle ; il ne peut les fouiller qu’avec le consentement de leur propriétaire, qui peut refuser (l’accès pouvant alors lui être refusé). À distinguer de la palpation de sécurité.
G
Garde du corps
Le nom courant de l’agent de protection rapprochée. En France, cette activité est réglementée : elle ne peut être exercée que par un A3P titulaire de la carte professionnelle correspondante. Les nuances dans garde du corps et A3P.
Gardiennage
La présence d’un ou plusieurs agents sur un site pour en assurer la protection dans la durée : contrôle d’accès, rondes, surveillance générale, première intervention. La différence avec la surveillance ponctuelle est expliquée dans gardiennage ou surveillance ; notre offre : gardiennage.
I
IGH
L’immeuble de grande hauteur, dont la hauteur dépasse un seuil fixé par la réglementation selon son usage. Il est soumis à des règles de sécurité incendie renforcées, dont un service de sécurité incendie permanent assuré par des agents SSIAP. Voir la sécurité incendie en IGH.
Inspection visuelle
L’agent demande à la personne d’ouvrir elle-même son sac pour en voir le contenu, sans y toucher. C’est le geste de base du filtrage ; aller au-delà suppose le consentement de la personne (voir fouille).
Intervention sur alarme
Le déplacement d’un agent sur un site après le déclenchement d’une alarme, pour procéder à la levée de doute, sécuriser les lieux et prévenir les secours ou les forces de l’ordre si besoin. Elle est souvent couplée à la télésurveillance. Le déroulé dans l’intervention sur alarme.
J
Jauge
L’effectif maximal de personnes admises simultanément dans un lieu ou un espace. Elle découle du classement de l’établissement et des conditions fixées par les autorités ; la tenir, c’est compter les entrées et sorties en temps réel. Elle dimensionne le dispositif : voir combien d’agents pour sécuriser un événement.
L
Levée de doute
La vérification, sur place ou à distance, de la réalité d’une alarme avant d’alerter les secours ou les forces de l’ordre. Elle évite les déplacements inutiles et permet une réponse adaptée. Voir intervention sur alarme et télésurveillance.
Levée de doute incendie
La reconnaissance immédiate, par un agent SSIAP, de la zone où un détecteur s’est déclenché, pour confirmer ou écarter un début de feu. Elle ne doit jamais retarder l’alerte ni l’évacuation quand le feu est confirmé. Le détail dans levée de doute et prévention incendie.
M
MAC
Le maintien et actualisation des compétences : la formation continue que l’agent doit suivre pour obtenir le renouvellement de sa carte professionnelle. Sans MAC à jour, la carte ne peut pas être renouvelée.
Main courante
Le registre, papier ou numérique, dans lequel les agents consignent de façon chronologique les événements de leur service : prises de poste, rondes, incidents, visites. C’est la preuve du service rendu et la mémoire du site. Voir rondes de sécurité et main courante.
O
OPJ
L’officier de police judiciaire (policier ou gendarme habilité). C’est devant lui qu’est conduite la personne appréhendée en flagrant délit, et c’est sous son contrôle que se déroule la palpation de sécurité à l’entrée des grandes manifestations. La fouille corporelle relève de sa seule compétence.
P
Palpation de sécurité
Un contrôle par contact au-dessus des vêtements, possible pour un agent privé seulement dans les cas prévus par la loi : à l’entrée des manifestations sportives, récréatives ou culturelles de plus de 300 spectateurs, sous le contrôle d’un OPJ, ou en cas de menaces graves constatées par le préfet. Elle exige le consentement exprès de la personne et un agent du même sexe ; ce n’est pas une fouille. Voir palpation de sécurité : ce que dit la réglementation.
PC sécurité
Le poste central de sécurité, d’où sont supervisés les systèmes (alarmes, vidéo, SSI) et coordonnées les interventions. Sur un événement, c’est le centre de décision qui centralise les remontées des agents. Voir le PC sécurité d’un événement.
Permis de feu
Le document écrit qui autorise des travaux par point chaud (soudure, découpage, meulage) et fixe les précautions avant, pendant et après, dont une surveillance de la zone une fois les travaux terminés. Il engage le donneur d’ordre comme l’entreprise intervenante. Voir le permis de feu.
Plan d’évacuation
Le plan affiché qui indique aux occupants où ils se trouvent, les cheminements vers les sorties et les moyens de secours. Il ne vaut que s’il est à jour et connu de tous, ce que vérifient les exercices d’évacuation. Voir préparer un plan d’évacuation.
Plan de prévention
Le document qui organise la prévention des risques quand une entreprise extérieure intervient sur un site, notamment les risques liés à la coactivité. Il est établi après une inspection commune des lieux et doit être écrit dans certains cas prévus par le code du travail (durée d’intervention importante, travaux dangereux). Il concerne aussi les prestations de gardiennage.
Prêt de main-d’œuvre illicite
Le fait de mettre des salariés à disposition d’une autre entreprise dans un but lucratif, en dehors des cadres autorisés comme l’intérim. Le risque apparaît quand le client dirige lui-même les agents au lieu de passer par l’encadrement du prestataire. Voir le travail illégal en sécurité privée et donneur d’ordre.
Protection rapprochée
La protection d’une personne exposée (dirigeant, personnalité, délégation) par des agents A3P, dans ses déplacements comme sur ses lieux de vie ou de travail. Elle repose sur une analyse de menace et sur la discrétion. Quand y recourir : quand recourir à la protection rapprochée ; notre offre : protection rapprochée.
PTI et DATI
La protection du travailleur isolé (PTI) s’appuie sur un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI) : boîtier ou application qui déclenche une alerte en cas d’appui sur un bouton, de chute ou d’absence prolongée de mouvement. Il équipe souvent l’agent posté seul, notamment la nuit. Voir travailleur isolé.
R
Reconnaissance d’itinéraire
Le repérage préalable d’un trajet par l’équipe de protection rapprochée : points sensibles, alternatives, temps de parcours, accès aux secours. Elle permet de changer d’itinéraire sans improviser. La méthode dans la reconnaissance d’itinéraire.
Registre de sécurité
Le registre où l’exploitant d’un ERP consigne les vérifications techniques, les exercices, les formations et les travaux liés à la sécurité incendie. La commission de sécurité le consulte lors de ses visites. Voir le registre de sécurité.
Responsabilité civile professionnelle
L’assurance qui couvre les dommages qu’une société de sécurité ou ses agents peuvent causer à un client ou à un tiers dans le cadre de la mission. Demandez l’attestation et vérifiez qu’elle couvre bien les activités confiées. Ce qu’il faut regarder : l’assurance RC d’une société de sécurité.
RGPD
Le règlement général sur la protection des données, qui s’applique dès qu’une prestation de sécurité traite des données personnelles : images de vidéosurveillance, badges, registres de visiteurs, main courante. Il impose information des personnes, durées de conservation limitées et sécurité des données. Voir le RGPD en sécurité privée.
Ronde
Le passage d’un agent, à pied ou en véhicule, pour vérifier un site : accès, points sensibles, anomalies. Les rondes peuvent être faites par un agent posté ou en surveillance mobile, et sont souvent tracées par des points de contrôle et consignées en main courante. Voir les rondes mobiles en véhicule.
S
Sécurité et sûreté
Deux mots souvent confondus. La sûreté vise la protection contre les actes de malveillance (intrusion, vol, agression) ; la sécurité, au sens strict, vise les risques accidentels comme l’incendie. Dans le langage courant, « sécurité » recouvre souvent les deux. Voir agent de sécurité ou agent de sûreté.
Sous-traitance
Le fait, pour le prestataire retenu, de confier une partie de la mission à une autre entreprise de sécurité. Elle est permise mais encadrée : le sous-traitant doit être autorisé par le CNAPS et accepté par le client, et depuis 2021 la chaîne est limitée à deux rangs. Les vérifications à faire dans la sous-traitance en sécurité privée.
SSI
Le système de sécurité incendie : l’ensemble des équipements qui détectent un incendie et déclenchent les mesures de sauvegarde (alarme, désenfumage, fermeture des portes coupe-feu). Il est surveillé par les agents SSIAP depuis le poste de sécurité. Voir le système de sécurité incendie.
SSIAP
Le service de sécurité incendie et d’assistance à personnes. Le terme désigne à la fois le service et les agents qui en assurent les missions dans les ERP et les IGH, sur trois niveaux : SSIAP 1, SSIAP 2 et SSIAP 3. Ces diplômes relèvent de la réglementation incendie, et non du CNAPS. Notre offre : sécurité incendie SSIAP.
SSIAP 1
L’agent de sécurité incendie et d’assistance à personnes. Il assure les rondes de prévention, la surveillance du SSI, l’intervention précoce, l’alerte et l’accueil des secours, et participe à l’évacuation. Son rôle au quotidien : le rôle de l’agent SSIAP.
SSIAP 2
Le chef d’équipe de sécurité incendie. Il encadre les agents SSIAP 1, dirige le poste de sécurité lors d’un sinistre et veille à la formation de son équipe. Les différences entre niveaux dans SSIAP 1, 2, 3 : quelles différences ?.
SSIAP 3
Le chef de service de sécurité incendie. Il dirige le service, conseille l’exploitant, suit le registre de sécurité et prépare les visites de la commission de sécurité.
SST
Le sauveteur secouriste du travail : une formation aux gestes de premiers secours, souvent exigée ou appréciée pour les agents de sécurité postés. Elle se maintient par des recyclages périodiques.
T
Télésurveillance
La supervision à distance d’un site par un centre relié à des détecteurs ou à des caméras. En cas d’alerte, l’opérateur procède à la levée de doute et déclenche, si besoin, une intervention sur alarme. Comment l’articuler avec une présence humaine : télésurveillance et gardiennage.
Travail dissimulé
La dissimulation d’une activité ou d’un emploi salarié (absence de déclaration, heures non déclarées). Un donneur d’ordre qui n’a pas respecté son devoir de vigilance peut être tenu solidairement des sommes dues. Voir le travail illégal en sécurité privée.
Travailleur isolé
Un salarié qui travaille hors de vue et de portée de voix de ses collègues, comme l’agent seul sur un site la nuit. L’employeur doit évaluer ce risque et permettre à l’agent de donner l’alerte, souvent grâce à un PTI et DATI. Voir le gardiennage de nuit.
V
Vidéoprotection
Les caméras qui filment la voie publique ou des lieux ouverts au public. Elles sont soumises à une autorisation préfectorale, à une information du public et à une durée de conservation limitée des images. À distinguer de la vidéosurveillance.
Vidéosurveillance
Les caméras installées dans des lieux non ouverts au public, comme des bureaux ou des entrepôts. Elles relèvent du RGPD : finalité définie, information des salariés et des visiteurs, accès restreint aux images. Voir aussi vidéoprotection.
Vol à l’étalage
Le vol de marchandises dans un commerce ouvert au public. L’agent peut appréhender l’auteur en flagrant délit, mais ne peut ni le fouiller, ni l’obliger à ouvrir son sac, ni contrôler son identité. Ce qui est permis, et ce qui ne l’est pas : vol à l’étalage, que peut faire l’agent ? ; notre offre : sécurité magasin.
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